Régions | 04 May 2012
Ouest : L’Irad présente 7 nouvelles variétés de semences de haricot
Selon les responsables de l’IRAD, ces semences de haricot sont disponibles au niveau des stations de recherche de la région de l’Ouest.
L’une des contraintes majeures pour l’amélioration de la production agricole nationale, c’est le manque de semence de qualité. Fort de ce constat, l’institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) vient de mettre sur pied 7 nouvelles variétés de haricot.
Booster la production de haricot L’exposition de ces différentes variétés lors de la cérémonie, était également un cadre d’échange entre les chercheurs et les producteurs sur les techniques culturales de ces variétés de haricot. Le Docteur Laurent Nounamo, organisateur de la rencontre, relève les avantages de ces nouvelles variétés : «Ces variétés que nous introduisons maintenant produisent très bien. Elles sont tolérantes et résistantes à plusieurs maladies, au sol et au changement climatique. Le rendement est très élevé. Pour certaines, plus de 3 tonnes à l’hectare.»
D’autres avantages, précise-t-il, sont que 4 de ces variétés sont hautement nutritionnelles. Elles sont surtout riches en calcium, en fer et en zinc qui préviennent le cancer de la prostate, et en calcium. Selon le directeur général adjoint de l’IRAD, Dr Joseph Mouen Bedimo, cela n’a pas été le fruit du hasard : «C’est le résultat d’un processus de programmation rigoureuse, méthodique et soutenu.» Monsieur Nana, producteur dans la Mifi compte multiplier ces semences afin d’occuper rationnellement les 3 hectares de terrain dont il dispose.
Madame Colette Wembe, productrice à Bafoussam, dit être une habituée des semences de l’IRAD. « Quand je sème 1 kg de semence de l’irad, cela me donne 19 autres kg. J’ai toujours eu à utiliser leurs semences. Elles ne déçoivent pas. Je remercie la recherche pour ces nouvelles variétés qui nous manquaient déjà. Je souhaite qu’il les produise en grande quantité pour que nous puissions à notre tour les multiplier. »
Le maïs absent « La région de l’Ouest est une zone par excellence de production de haricot. Raison pour laquelle elle a été choisie pour le lancement de ces nouvelles variétés» précise le SG de la région Samuel Nlend Likeng. Les statistiques, d’après lui, montrent que 40% seulement des agriculteurs utilisent les semences améliorées en zone tropicale.
C’est fort de ce constat peu reluisant qu’il a prié les paysans à utiliser ces semences hautement productives afin de booster les rendements et la production de haricot dans notre pays. La note d’insatisfaction des producteurs à cette cérémonie est que les semences de maïs n’ont pas été présentées par l’IRAD en ces moments où ils ont besoin pour les semis. Jean-Baptiste Ndemen
Des Canadiens au Sud pour la valorisation des forêts
La visite des Canadiens vise à valoriser les forêts du Cameroun avec le Réseau africain des forêts modèles L’idée part de la visite d’un membre de la forêt modèle de Campo Ma’an au Canada. Après échanges, il est convenu que l’expérience canadienne intéresse le Cameroun. La mise en valeur et la protection des savoirs traditionnels, ainsi que la valorisation des produits forestiers non ligneux (Pfnl) sont des défis que beaucoup de sociétés tentent de relever. C’est pour voir et entendre que Paul Vezina et son équipe ont visité la Forêt Modèle de Campo Ma’an et rencontré les responsables de diverses administrations entrant dans la mise en place de ce projet. La visite a permis d’avoir une idée commune sur la mise en valeur et la protection des savoirs traditionnels, de la valorisation des Pfnl dans les parcs sacrés à créer.
Il est aussi question de voir comment établir un pont de transfert de connaissances par la formation et l’accompagnement des acteurs des forêts modèles et la transformation des Pfnl d’origine végétale. Pour Sa majesté Bruno Mvondo, coordonnateur de ce projet, il est question de valoriser le savoir traditionnel qu’abrite la forêt, en rapprochement avec l’expérience canadienne. La Forêt Modèle Saint-Jean et le réseau Africain des Forêts Modèles appuient toute initiative allant dans ce sens. Toutes les initiatives prenant en compte la conservation, la valorisation et la vulgarisation des savoirs traditionnels sont la bienvenue. Jacques Pierre Seh
L’ambassadeur d’Israël au collège régional d’agriculture d’Ebolowa Le diplomate israélien était le 27 mars dernier à Ebolowa, S.E Michael Abel est venu évaluer la fiabilité du système d’irrigation goutte par goutte installé au collège régional d’agriculture.
Une cérémonie en deux temps forts: les discours et la visite de terrain. Pendant la phase des allocutions, le Dr Antoine Mbita, directeur du CRA a présenté les atouts de sa structure, et en même temps apprécié à sa juste mesure, la valeur du don de l’état d’Israël à sa structure. Pour S.E Michael Abel, cette coopération porte des fruits à l’instar de ce système goutte à goutte qui viendra révolutionner l’agriculture au moment ou on parle de l’agriculture de seconde génération au Cameroun.
Le second temps était réservé à la visite du champ expérimental où le système d’irrigation goutte à goutte a été installé par les élèves, ceux-ci ayant été préalablement formés à ce sujet. L’installation du système d’irrigation goutte à goutte vient d’élargir le champ de connaissances au CRA d’Ebolowa qui a par ailleurs bénéficié récemment d’une dotation de deux tracteurs. J.P.S
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