Dossier du mois
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Dossier du mois | 23 Jul 2009
Agriculture périurbaine :Les filières porteuses et rentables
Que ce soit en agriculture ou en élevage, il existe de multiples spéculations dans lesquelles les jeunes peuvent s’investir ...
Que ce soit en agriculture ou en élevage, il existe de multiples spéculations dans lesquelles les jeunes peuvent s’investir autour des grandes villes et bien gagner leur vie.

Les traits communs entre ces différentes filières, c’est que ce sont pour la plupart des productions de grande consommation et réalisables dans des délais courts. Elles ne nécessitent pas d’un fonds d’investissement élevé au départ, ni de très grandes superficies. Néanmoins, malgré le grand potentiel et haut degré d’opportunités qu’offrent ces productions vivrières et animales, la réussite passe non seulement par une bonne formation et information du promoteur sur les filières choisies, mais aussi par une gestion rigoureuse, un dynamisme avéré et une persévérance à toute épreuve du promoteur. Même si l’on dispose de grands moyens, il est toujours conseillé de débuter avec de petites quantités et d’accroître progressivement la production, ceci permet de gagner en expérience et de ne pas prendre de risques inutiles. Il convient aussi, autant que possible de diversifier au maximum en associant l’agriculture et l’élevage car ils sont généralement complémentaires.

Le maraîchage des légumes fruits, racines et feuilles
(Tomate, poivron, carotte, piment, gombo, pastèque, poireau, etc.)

- Cycle de culture maximal de 4 mois. Possibilité de réaliser 2 à 4 campagnes par an
- Rendements à l’hectare très élevés (près de 20 à 30 tonnes par hectare)
- Techniques de production, de récolte, de conditionnement simples.
- Plantes rustiques adaptées à presque tous les types de sols et régions agro écologiques.
- En dehors de la location du terrain et de l’habitat, prévoir environ 100 000 F cfa de dépenses pour 1000 mètres carrés exploités.
- Quand toutes les conditions sont réunies, l’on peut gagner plus de 200 000 F cfa pour 1000 mètres carrés mis en valeur.
- Vente en détail : ménagères, particuliers, restaurants
- Vente en gros : revendeurs, agro-industries de transforma-tion, grandes surfaces, hôtels. Possibilités de vente bord champ,
- Meilleures affaires pendant la grande saison sèche.

Le maraîchage des légumes feuilles
(Salade, chou, amarante, corette, céleri, persil, basilic, morelle noire (zom), etc.)
- Cycle de culture maximal de 3 mois. Possibilité de réaliser plus de 6 campagnes par an avec certaines de ces cultures.
- L’on peut utiliser les mêmes planches et billons pendant longtemps et ne pas préparer le terrain tout le temps.
- Plusieurs coupes sont réalisées sur les mêmes tiges qui se régénèrent avec l’arrosage.
- Peu exigeantes en engrais et traitements chimiques.
- Investissement de départ, commercialisation et recettes presque identiques à l’exploi-tation des légumes fruits et racines

Production des plants en pépinière
(Plants d’arbres fruitiers, plantes ornementales, plants de palmier à huile sélectionnés, etc.)

- Le cycle de production de plants varie selon les espèces. Les plus précoces sont prêts à partir de 3 mois (goyaviers, papayers, corossoliers, safoutiers, etc.), les plus tardifs à 12 mois (palmier à huile, agrumes greffés).
- Nécessité d’un point d’eau permanent.
- Nécessité d’un terrain plat, éclairé, accessible et situé dans une zone fréquentée.
- Les plants d’arbres fruitiers et plants de plantes ornementales sont très recherchés et achetés en début de saison de pluies.
- Sollicitations fréquentes du pépiniériste par des tiers pour des inter-ventions techniques
- Pour produire 1000 plants de toutes les espèces, l’on doit dépenser environ 500 000 F cfa. En un an, une pépinière de 1000 plants peut vous rapporter près de 1 500 000 F cfa.
- Vente à des tiers pour aménagement de leur cadre de vie.
- Vente à des particuliers pour création des vergers.
- Vente à des mairies et administrations diverses pour leurs projets de plantations d’arbres ou de création d’espaces verts.

La culture du champignon (myciculture)

- Produit rare et très prisé dans l’ali-mentation humaine, car très riche en acides aminés, protéines, vitamines B et Fer.
- Premières récoltes 21 jours après l’ensemencement. La récolte s’échelonne sur près de 3 mois.
- Possibilités de vente des produits frais ou séchés.
- Formation et achat de matières premières très accessibles.
- Culture dans le Grand Sud en toutes saisons. Culture dans le Grand Nord pendant la saison des pluies.
- Pour des gains assez consistants au début, prévoir environ 500 000 F cfa d’investissement et un local de près de 300 mètres carrés.
- Le kilo de champignon frais se vend à 2500 F cfa ! Avec la même somme, on ne peu acheter que 100 grammes de champignon séché.
- Prospection et vente aux particuliers, aux grossistes, grandes surfaces, restaurants et hôtels Irénée Modeste Bidima

La production du maïs

- Le Cameroun a un déficit de 120 000 tonnes à combler pour satisfaire la demande nationale.
- Selon les variétés, la durée du cycle va de 90 jours à 110 jours.
- Deux campagnes possibles par an dans certaines régions. Possibilité d’associer la culture du maïs avec celle du haricot grimpant.
- Plusieurs modes de vente : frais, secs, rafles, farine.
- Techniques de production simples et accessibles
- Possibilités d’exploitation des bas fonds et marécages pour la culture de contre saison.
- Bonne culture de remplacement avant ou après la culture des légumes.
- Adaptations à presque tous les types de sols et zones agro écologiques.
- Peu exigeant en traitements chimiques, sauf pour la conservation.
- Possibilités de mécanisation pour réduire la pénibilité du travail. (Charrue pour labour, égreneuse à maïs).
- Possibilités de production de semences de maïs certifiés qui se vendent trois plus cher.
- L’on peut dépenser 200 000 F cfa pour cultiver un demi hectare de maïs et gagner 600 000 F cfa trois mois plus tard.
- Vente des épis frais et grains secs aux ménagères et autres braiseuses de maïs.
- Vente du maïs sec aux grossistes, aux provenderies, aux industries brassicoles, aux agro-industries.
- Possibilités de vente aux organismes humanitaires (FAO, Action contre la faim, PAM)
- Vente des rafles de maïs aux myciculteurs (ceux qui cultivent le champignon)
- Le maïs frais se vend cher de février à juin et le maïs sec se vend mieux de janvier à mai I.M.B.

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